L’angoisse de Noël

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Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais Noël peut vraiment être une source d’angoisse. Entre tous les cadeaux à faire et à envoyer à temps, c’est le stress total.

Ajoutez à ça que je m’y prends chaque année à la dernière minute (jusqu’au 15, j’ai l’impression d’avoir un mois devant moi alors que bon… pas vraiment), ça fait que je passe dix jours obnubilée.

D’abord, il faut trouver l’idée de cadeau, ensuite, trouver le cadeau qui s’en rapproche le plus, et enfin avoir assez de sous pour contenter tout le monde. C’est affreux.

Donc généralement, la moitié de mes cadeaux de Noël arrivent après Noël (mon record personnel se situant vers juin de l’année suivante, mais ça fait un cadeau inopiné en milieu d’année. Non? Ca n’excuse rien?).

Et chaque année, je me dis que la prochaine fois je m’y prendrai plus tôt. Haha la bonne blague.

Mais là c’est bientôt fini non? (et je vous rassure, cette année encore, la moitié de mes cadeaux arrivera en retard, tant pis, mes proches n’ont qu’à le savoir)

Un pull

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L’autre jour, j’ai fait ce dessin et après avoir fini, je me suis rappelée à quoi ce pull me faisait penser.

Quand j’étais petite, j’avais demandé à ma grand-mère de me tricoter un pull au fil velours noir (oui ma pauvre grand-mère, je ne l’avais pas épargnée sur ce coup là). A l’époque j’étais obsédée du velours. Côtelé, frappé, ou en fil à tricoter.

J’aimais beaucoup ce pull. En plus, ma grand-mère ayant l’esprit pratique, elle l’avait fait assez grand. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore (du moins, aux dernières nouvelles), j’y rentre. Bien sûr maintenant il a une forme cropped et les manches sont trois-quart mais je pense que je vais essayer de le récupérer. Il était chaud et très chic (comment ça j’ai toujours les même goûts que quand j’avais huit ans?) et je suis sûre qu’il fera un tabac sur moi cet hiver. En espérant qu’il n’a pas disparu bien sûr.

Bonne fin de week-end à tous 🙂

 

The Likeness

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Comme vous vous en doutiez, j’ai misérablement cédé à l’appel du tome 2 de la série de Tana French (bon c’est aussi dû au fait que dans ma précédente édition, ils donnaient le premier chapitre en bonus pour faire acheter le deuxième bouquin les sagouins et que moi je suis tombée dans le panneau la tête la première, mouton que je suis).

Que dire de plus par rapport au premier tome? Deuxième livre, deuxième narrateur. On retrouve les personnages à peu près là où on les avait laissé.

Je dois cependant avouer que ce livre là est construit différemment et qu’il est plus compliqué de trouver qui est l’assassin. Il faut même que je vous dise, je n’avais pas parié sur le bon cheval!

On retrouve le style du premier donc si vous n’avez pas aimé In the Woods, passez votre chemin. Pour ma part, je me suis volontiers laissé entraîner dans l’intrigue même si j’espérais qu’elle se termine autrement (et puis certains détails, encore une fois que j’ai trouvé de trop mais bon… vous me direz ce que vous en pensez).

Franchement, maintenant, la question que je me pose c’est: « dois-je persévérer dans cette série ou pas? » Les personnages ne me sont pas franchement sympathiques mais je ne sais pas pourquoi, j’ai encore ce goût de revenez-y qui me poursuit. On verra.

Dites-moi si vous en lisez un et ce que vous en pensez, qui sait, peut-être qu’on fera un « read-along » (comment on dit ça en français? c’est atroce, il y a des expressions comme ça que je ne connais qu’en anglais). En attendant, cette édition là ne proposait pas le premier chapitre du troisième volet donc je ne me suis pas fait moutonné cette fois-ci. 🙂

A bientôt

Plaisir coupable

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Je dois l’avouer. J’aime lire les horoscopes. Je commence par le mien, puis celui de mon mec, puis celui des copines, puis les ascendants, les signes de lune etc. etc. Puis je recommence avec un autre horoscope.

Ca peut durer des heures.

Bien sûr, quand je me fais prendre, je dis que c’est pour rigoler. Mais quand l’horoscope est bon, je me dit « je le savais ». Et quand il est mauvais, je relis et relis et relis jusqu’à ce que j’arrive à l’interpréter de manière plus ou moins convenable.

Bon, quand il est vraiment trop mauvais, je me dis que je sais bien que je ne peux pas croire cet horoscope, que c’est débile.

Et je repars sur un autre horoscope pour prouver que le précédent avait tort.

So Sad Today

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Comme je le disais l’autre jour, il faut que j’arrête avec le New Yorker. C’est encore comme ça que j’ai découvert ce recueil de « personnal essays » (comment on dit ça en français? « essais personnels »?).

Comme le nom du genre l’indique, ce sont des essais et ils sont personnels. Ca veut dire que l’auteur nous parle de sa vie et de son intimité. Et il faut avouer que Melissa Broder raconte vraiment son intimité. Sans fard, sans honte, sans fausse pudeur, et c’est magnifique.

Elle y raconte son passé, son présent, ses fétiches, sa dépression, ses relations avec une telle humanité, une telle proximité, qu’on a l’impression de la connaître, d’être une amie à qui elle raconte ce qui se passe dans sa vie.

Ses essais, pour différents que soient les thèmes dont ils traitent de ma vie à moi, m’ont vraiment fait me sentir proche d’elle. Après tout, le doute, la quête de soi, la soif d’amour et d’acceptation, des autres et de soi-même, est-ce que ce ne sont pas des sujets auxquels on est tous confrontés à un moment ou à un autre, de manière plus ou moins extrême?

J’ai adoré ce recueil, et même que quand je l’ai fini, j’ai eu envie de lui envoyer un email et de lui dire merci d’avoir publié un livre tellement vrai. J’ai eu envie de devenir sa copine et de lui écrire souvent.

Evidemment, je ne lui ai pas écrit, tout ce que j’ai fait, c’est dévorer le livre, y penser, me dire que j’allais en parler avec vous et puis aussi, j’ai commandé sa dernière collection de poèmes. Je ne lis pas souvent de poésie et encore moins souvent de poésie contemporaine mais Melissa Broder m’a donné envie de m’y remettre. Bon maintenant il faut que je lise sa collection de poèmes et je reviendrai vous dire ce que j’en ai pensé.

Ah et puis bien sûr, comme j’ai toujours dix trains de retard (ça ne change pas) vous en avez tous déjà entendu parler de SoSadToday puisque c’est aussi le compte twitter avec lequel tout a commencé. Mais comme je n’ai pas twitter, moi je n’en parle que maintenant. Pardonnez mon retard technologique 🙂

A bientôt

Dormir

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Un de mes plus grand plaisirs dans la vie, c’est de dormir. J’adore ça. Depuis toujours. Bébé, enfant, ado, maintenant, pour toujours, j’aime dormir. Me réveiller, traîner dans le lit et me rendormir mollement.

Le problème, c’est que dans la vraie vie, on ne peut pas passer son temps à dormir. Il faut aussi se lever pour travailler. Hors moi, il me faut 10 heures de sommeil sinon, je suis au radar. Je vous laisse donc imaginer comment se passent mes semaines et ce qui arrive lorsque le week-end pointe son nez.

Je vous le met dans le mille: je dors.

D’ici lundi, bonne nuit 🙂

PS: Je me rappelle quand j’étais enfant avoir lu un livre où le travail d’un monsieur c’était testeur de matelas. Il était payé pour dormir. Inutile de vous dire que depuis ce jour, j’espère secrètement qu’un jour je pourrai me reconvertir.

In the Woods

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Il faut que j’arrête de lire The New Yorker. D’abord parce qu’ils ont un jigsaw puzzle absolument diabolique tellement il est addictif (3 niveaux et que des couvertures du New Yorker, je peux y passer des heures rien qu’en niveau 1 ou 2 (je suis pas warrior au point de faire le niveau 3 ou il faut en plus remettre les pièces dans le bon sens)), ensuite, parce que dès que je le lis, je veux aller vivre à New York et travailler pour eux (même si je pense que stylistiquement, je ne suis pas encore au niveau héhé), mais surtout, parce qu’inévitablement, je me mets à fureter dans la section « livres » et que je me retrouve à vouloir essayer plein de choses que je ne connais pas simplement parce que la critique me fait envie.

Bref, vous vous doutez que c’est comme ça que j’ai découvert Tana French et sa série Dublin Murder Squad.

Dans l’article, il était dit que c’était addictif. « Peuh! » me suis-je dit, « je ne me laisserai pas avoir moi ». Bon, ceci étant dit, j’ai quand même acheté le premier volume, In the Woods. Comme j’ai toujours dix trains de retard, il est tout à fait possible que vous en ayez tous déjà entendu parler mais bon, comme il y en a peut-être aussi parmi vous qui ont onze trains de retard, je vais quand même vous en parler un peu.

L’histoire, ben c’est la section « meurtres » de Dublin qui enquête sur… un meurtre, quelle surprise héhé. Bon, rien de bien nouveau quand on parle de roman policier. L’histoire mêle le présent et le passé d’un personnage, pas forcément innovant non plus mais c’est plutôt bien fait. Comme on s’en doute, tout ça se passe en Irlande. Je ne suis jamais allée en Irlande et je dois avouer que ce n’était pas forcément un pays en tête de ma liste des endroits à visiter mais maintenant que j’ai lu ce livre, je suis assez intriguée. J’aimerais bien aller voir à quoi ça ressemble.

J’ai bien aimé le livre (bien que malheureusement, j’ai découvert qui était l’assassin après même pas un tiers du livre mais c’est sûrement plus dû au fait que je consomme énormément de romans policiers depuis de nombreuses année) et je me suis retrouvée, non pas accro mais avec une envie d’y revenir. J’aurais développé certains événements différemment mais bon, ce n’est pas mon livre donc… All in all, une petite lecture sympa.

A découvrir si vous aimez les romans policiers, franchement un bon petit roman (enfin petit, il fait quand même un peu plus de 400 pages) qui se lit bien.

A bientôt

PS: Vous avez vu, j’ai réglé mon problème d’accents. Il fallait juste redémarrer le navigateur. Quelle quiche je fais en informatique.

 

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Le travail, c’est la santé.

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Ou pas.

La semaine dernière, j’ai choppé une crève carabinée. Je me suis retrouvée coincée au lit tremblotante et surtout, éternuante (bon je suis pas sure que le mot existe mais vous voyez ce que je veux dire). Heureusement, une fois n’est pas coutume, ça m’est tombé dessus assez longtemps avant mes vacances pour que je puisse (à peu près) récupérer.

Ah et puis j’ai pu lire aussi, Garance Doré d’une traite en une journée, mais pas que.

A bientot donc pour de nouvelles aventures.

PS: Je pars 10 jours mais j’ai prévu quelques articles qui devraient etre publiés pendant mon absence.

PPS: mon accent circonflexe ne veut pas marcher et je n’ai aucune idée de pourquoi et je ne me sens pas de me lancer dans une enquete pour découvrir pourquoi maintenant. Préparez-vous à une petite période sans chapeaux.

Love x Style x Life

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Je viens de finir ce livre. Littéralement. Et mine de rien, sans même que je m’en rende vraiment compte, il m’a bouleversé.

Ce livre c’est tout l’univers de Garance Doré. Ses illustrations, ses photos, ses textes. Comme son blog mais que vous pouvez feuilleter, tenir dans vos mains, comme quelque chose entre elle et vous sans la barrière de l’écran. Ca sonne débile je sais mais c’est comme ça que je le ressens.

Ce livre, je l’ai acheté il y a plusieurs moi déjà, mais je voulais attendre pour le lire. Attendre d’avoir lu son blog en entier, attendre que ce soit le bon moment, celui où j’aurais le temps de le savourer. De lui donner la lecture qu’il mérite.

Finalement, je n’ai pas lu tout son blog (pas encore), et le moment que j’ai choisi, c’est un jour où j’étais seule à la maison et bloquée au lit à cause d’un méchant coup de froid. Mais c’est peut-être aussi grâce à ces circonstances là que j’ai ressenti autant d’émotions à sa lecture.

Ca ne m’arrive pas souvent d’être chamboulée par des livres, de me remettre en question, vraiment en question, après une lecture. De me demander où je vais, pourquoi, et comment changer les choses. Ce sont des questions que je me pose très (certains diraient « trop ») souvent mais pas après avoir lu l’histoire des autres.

Mais là, je ne sais pas, ça m’a fait remonter tout plein de choses en moi. Des choses que j’ai eu besoin d’écrire tout de suite après avoir fermé le livre. Que je voulais recopier ici et partager sans me poser de questions parce que je sais qu’il faut que je les partage. Mais je ne suis pas encore prête. Ca, c’est maintenant que je rédige ce post que je m’en rends compte.

Alors pour l’instant, je vais laisser décanter tout ça, laisser reposer mes pensées et voir comment je ressens les choses plus tard. Si, au final, je les partage ou pas. Parce que oser se raconter, vraiment, sans fard, c’est une des choses les plus compliquées à faire.

Please bear with me 🙂

A bientôt.

PS: ah et puis pour finir sur une note moins dramatique (quand même, tout va bien, je ne suis pas en crise non plus), je dois vous prévenir que si vous lisez ce livre (ou pire, son blog) et que vous êtes comme moi, vous allez vous retrouver en crise modesque aigüe. Je ne suis pas une accro à la mode (comprendre je n’achète pas énormément de vêtements et je ne vis pas pour la dernière tendance à suivre) mais je peux vous dire que c’est systématique, quand je lis Garance Doré, j’ai besoin de  vite regarder ce qui se passe dans tous les Vogue que je comprends plus ou moins pour me sentir à la page. Si un jour l’un de vous, chers lecteurs, me voyais, je crois qu’il ne comprendrait rien à cet article à quel point le qualificatif de « à la mode » est loin de moi, mais on a pas besoin d’être à la mode pour aimer la mode, si?

Si c’est un homme

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Récemment, j’ai lu ce témoignage de Primo Levi. Je l’avais depuis (au moins) quinze ans (acheté pour l’école) mais je ne l’avais jamais lu (vous n’avez jamais eu ces cas où il y a un programme à lire mais en fait vous n’étudiez qu’un livre dans l’année?). Et puis, comme depuis quelques temps, je me lance dans la littérature liée à l’holocauste et la seconde guerre mondiale (comme vous avez pu vous en rentre compte d’ailleurs ici et ) et bien j’ai eu l’envie d’enfin le lire.

Bon alors évidemment, dans un témoignage sur la vie dans un camp de concentration, on ne s’attend pas à lire un texte léger. Ici, Primo Levi nous emmène dans son quotidien de prisonnier avec une force évocatrice que j’ai particulièrement ressentie. Toutes les anecdotes, de celles sur le fonctionnement du camp à celles plus personnelles sur ses interactions avec les autres prisonniers m’ont vraiment touché et ont évoqué en moi tant d’images que ça a été très dur de passer à autre chose après cette lecture.

Le livre se lit très bien, à vrai dire, l’écriture de Levi me donnait envie de ne jamais m’arrêter. Quand j’interrompais ma lecture, j’y pensais toute la journée et ça me démangeais de continuer à lire, j’étais complètement absorbée par ce livre.

Pour moi, et c’est très contradictoire, c’est un livre très fort, très dur dans ce qu’il dit, mais dont je garde un excellent souvenir. D’un côté, je regrette de ne pas l’avoir lu il y a quinze ans, mais l’aurais-je autant compris, vécu au travers des pages? Je ne sais pas.

Un livre à lire certainement mais pas forcément n’importe quand. Je pense que, comme pour chaque livre, il y a un moment dans sa vie où le propos va résonner en nous d’une manière plus forte qu’à n’importe quel autre et c’est pour ça que je réessaie de lire certains ouvrages reposés il y a quelques années. Parce que, parfois, c’est le bon moment pour rencontrer un œuvre et d’autres non.

A bientôt